أضيف في 3 فبراير 2020 الساعة 22:13


Lamsallak Said explique son point de vue sur le Nouveau Modèle de Développement en tant qu’ acteur associatif





Lamsallak Said ; secrétaire général de l’AADEC.

1-    Un démarrage  avorté

 Je pense que la commission chargée  du nouveau modèle de développement  n’avait pas la bonne idée d’avoir ouvert des séances  d’écoute  avec les partis politiques. Ces derniers étant devenus en majorité ; incapables sauf  de créer le mensonge. Observons leurs projets  devant la commission qui ressemblent plutôt à des programmes  électoraux déjà présentés devant leurs électeurs sans  aucune conclusion persuasive . Aujourd’hui ; ils trouvent l’occasion de dépoussiérer leurs vétustes programmes  devant la commission de BenMoussa!

Il faut reconnaitre que nos partis politiques sont devenus malades ; ainsi n’attendons –nous  pas à ce que leurs contributions apportent grand-chose au nouveau modèle de développement escompté.

C’est vrai que toute société a besoin de la politique ; mais pas n’importe laquelle. La politique demeure une sensibilisation ; une morale ; des données actives et scientifiques qui reflètent un art de bonne gestion pour défendre la dignité des citoyens ; se préoccuper constamment de leurs soucis et de leurs souffrances ; comme le stipule déjà Mohamed Aziz Lahbabi . Or ;  la politique des partis au Maroc est devenue  de nos jours  presque mal fondée pour ne pas dire carrément désadaptée.

Ce sont aussi des partis trop nombreux qu’il fallait réduire à la silhouette de deux ou trois grands pôles  politiques forts et compétitifs  au lieu d’un saupoudrage de  partis dont le citoyen n’a plus confiance. C’est une réduction qui s’impose et qui serait compatible avec la récente décision  d’avoir réduit le nombre des ministères  dans le gouvernement marocain ; surtout que des partis cocotte-minute se sont  multipliés comme des champignons ces dernières années sans pour autant  rapporter de valeur ajoutée à une scène politique déjà balkanisée ; avec des sièges la plupart des temps  fermés ;  un travail de formation et de sensibilisation du citoyen ; en pleine inertie ; sans oublier la prédominance de la voix  rauque  des vieux  leaders au détriment  des initiatives juvéniles qui aspirent au changement .

Ces sièges démocratiquement désoxygénés ; et qui se contentent d’un travail saisonnier ;  car ils  ne bougent qu’à l’approche des élections ; ne représentent plus aux marocains que des maisons hantées par  des esprits  qui n’ont plus raison d’être.

La commission de Ben Moussa  a besoin - comme  fait toute société à vision prédicative ambitieuse  le jour du Nouvel An -   de  prendre de nouvelles  résolutions plus concrètes sur la base d’un acte actif de développement consistant à bien exploiter les défaillances  du passé et à bien gérer les insuffisances  antécédemment enregistrées. Et cela ne pourrait s’effectuer que par le biais d’un dialogue direct et sincère  avec la  société civile  plus apte  à mieux comprendre  toutes les souches  du fait  de sa proximité  basée sur  un travail continu  et de longue haleine sur le terrain ; au lieu de perdre du temps avec des partis rouillés atteints de stérilité ; et chez qui ; l’esprit de convoitise matérielle personnelle  met le pas sur l’intérêt commun ; comme en a déjà témoigné leur morose et honteux passé sur la scène gouvernementale nationale.

2-    Point de vue basé sur de longues années de travail au sein de l’AADEC

L’association d’Azilal pour le Développement ; l’Environnement et la Communication (AADEC )  s’est fait taillée une bonne  réputation  à travers un travail sérieux de presque vingt ans aussi bien sur le plan provincial que sur le plan régional .  Ces longues années d’existence et de travail ; lui ont permis- à travers des étapes espacées - d’appréhender le contexte dans lequel elle opérait et qui  demeure celui d’une société montagnarde en pleine mutation, vivant dans un territoire très difficile. Ainsi ; l’AADEC  avait-elle déjà fait de ses plans stratégiques élaborés à maintes reprises ; le fil conducteur d’un travail canalisé. L’association y avait fait appel  aux autorités locales, aux élus et acteurs locaux de développement de la province, à ses partenaires, à ses bailleurs de fonds potentiels et autres collaborateurs et sympathisants  pour  en faire partie prenante  et en  réaliser la vision et les objectifs qui se cristallisent à partir de la contribution  au développement humain intégré et durable de la province d‘Azilal, en  mobilisant les populations locales, les ressources humaines et financières pour la réalisation des projets de développement,  en faveur des groupes les plus défavorisés, surtout  ce qui concerne l’accès aux besoins essentiels en matière de santé et d’enseignement  tout en accordant une importance particulière à la promotion socio- économique des femmes, à la scolarisation des enfants ( surtout les filles ),des jeunes ;  et des familles rurales démunies, et ce, en tenant compte des questions de genre ; de protection de l’Environnement et de la Culture Locale .

Aujourd’hui ;  avec  cette moisson d’expérience  en matière de développement ; notre vision qui reflèterait celle de l’AADEC pour le modèle de développement local ; pourrait s’articuler autour de trois  centres d’intérêt  à savoir : la subsidiarité ; la bonne gouvernance et la préservation  de la dignité de l’individu.

Le principe de la subsidiarité est  intrinsèquement  corollaire avec  celui de la régionalisation avancée qui fait actuellement l’objet d’une réflexion  profonde  au Maroc.

En politique, le principe de subsidiarité est le principe selon lequel une responsabilité doit être prise par le plus petit niveau d'autorité publique compétent pour résoudre un problème. C'est donc, pour l'action publique, la recherche du niveau le plus pertinent et le plus proche des citoyens. Il conduit à ne pas faire à un échelon plus élevé ce qui peut être fait avec la même efficacité à un échelon plus bas. Le niveau supérieur n'intervient que si le problème excède les capacités du niveau inférieur.

Partant de ce principe ;   l'Etat  marocain devra dorénavant  déléguer certains de ses pouvoirs aux collectivités territoriales qui devront coordonner franchement leurs efforts avec la société civile ; lorsqu'il considère (l’Etat ) qu'elles sont mieux à même de les assumer, compte tenu de leur proximité aux citoyens.  Cette constatation est le résultat  de plusieurs conclusions émanées de notre travail  sur une multitude de projets : «les relais communautaires de santé 2007 » ; « la scolarisation de la fille rurale (2006) » ; « le renforcement des capacités des acteurs communaux de 12 collectivités locales 2006 » ; les diagnostics élaborés  au profit de plusieurs communes provinciales et régionales 2005 » ; « le projet de la 2eme chance au bénéfice de 50 élèves  abandonnant l’école 2019 » ; « les changements climatiques déjà en 2010 sur la situation inquiétante du genévrier thurifère dans le Haut Atlas central (adaptation à base communautaire CBA » ; « les coopératives féminines en montagne» ;  « l’organisation du festival provincial ‘Atlas des Arts’ de 2001 à 2006 » ; « la Communication de la ville 2011 ;  visant la qualification intégrée  du centre-ville d’Azilal » et tant d’autres projets relatifs à la promotion de ce qu’on appelle communément ’ le tourisme de montagne’ en collaboration avec des organismes locaux et étrangers depuis 2012… etc .

 Parmi les conclusions saillantes du travail sur ces projets réalisés en collaboration avec  d’autres  partenaires ; c’est que Le  développement dépasse de loin l’économique. Il est social, culturel et environnemental. De même ce qui s’annonce clair ; c’est que le travail sur le développement nécessite d’abord une bonne volonté  de lever les freins à la croissance dans un pays ( je dis pays car ce que nous avons observé lors du travail sur les projets sus-cités reste quasiment réversibles sur l’ensemble des régions du royaume) où il faut  revoir le rapport homme-femme dans le sens de l’égalité absolue, revoir nos structures mentales dans le sens du pluralisme culturel et politique impliquant l’égalité entre individus et entre les pratiques culturelles ; encourager la transition énergétique par les  instances politiques institutionnelles ; au lieu d’en faire seulement un slogan vide de tout contenu initial ;  revoir  comment  résorber le chômage massif ; requalifier  les services et les infrastructures qui sont arriérés surtout en montagne ; remettre en question la réticence des banques dont avait parlé le SAM le Roi Mohamed VI… Bref ; un tas d’obstacles qui entravent  le dynamisme associatif et où le principe de la décentralisation de quelques pouvoirs doivent être redéfinis dans le cadre d’une stratégie étatique claire pour assurer l’efficacité et l’accélération du rythme du travail sur le développement surtout dans les zones reculés ; enclavées et marginalisés.

IL semble ressortir de ce que nous avons  dit ci-dessus ; que le nouveau modèle attendu doit prendre la question du développement dans sa plus large dimension. Quand les spécialistes de la banque mondiale avancent que l’économie marocaine fonctionne toujours en dessous de son potentiel ; cela ne veut pas dire seulement que le déficit de la balance commerciale persiste ; ou que le chômage demeure élevé ; ou encore que le taux de croissance reste insuffisant pour réaliser le décollage économique souhaité malgré les efforts  dits déployés par le gouvernement ; mais cela signifie aussi qu’il faut se poser la question sur « les facteurs non économiques du sous-développement » comme le préconisait feu Aziz Blal . Regardons ce qui se passe actuellement dans le pays voisin vivant sur la rente pétrolière tout en restant sous-développé !.   Cela m’emmène au 2ème centre d’intérêt autour duquel s’articule notre vision quant à la réussite du modèle de développement aspiré ; à savoir celui de la bonne gouvernance .

Lorsqu’on jette un coup d’œil sur l’origine grecque de ce concept ; on constate qu’il signifie « gouverner un bateau » . la référence est très révélatrice ; car ; le moment où l’on gouverne mal ; le bateau risque de courir inéluctablement  à sa ruine ; c'est-à-dire  de sombrer .  C’est pourquoi  la bonne gouvernance fut toujours «  la capacité de la société à se doter des systèmes de représentation, d’institutions, de procédures, de moyens de mesure, de processus, de corps sociaux capables de gérer les interdépendances de manière efficace » . Ainsi ; La bonne gouvernance ne sert-elle pas seulement à « maintenir ‘le cap’, mais  elle est aussi un instrument d’aide au changement». Ce changement ne peut être opéré sans un système de Justice saint et bien entretenu basé sur l’indépendance ; la réédition des comptes et la lutte effective et sans réserve contre le Vice et la Corruption . Il est vrai que nous avons mis en œuvre entre autres procédures pour essayer de réduire l’impact négatif du Vice  (الفساد) qui gangrène toute une société à savoir : ( le numéro vert ; le portail « chikayati » ; la stratégie nationale de lutte contre la corruption 2016/2025 ;  l’open government …) ; mais il semble que tous ces efforts –là demeurent un coup d’épée dans l’eau surtout que les dernières statistiques de l’association marocaine pour la protection des biens publics  confirment que le Vice  fait perdre au Maroc  50 milliards de dirhams par an !!. Nous pensons que cette situation alarmante appelle d’urgence  l’Etat à opter pour le renforcement des mesures pour ne pas laisser perdurer les mauvais comportements qui lui font perdre de l’argent au profit d’individus égoïstes.

  La bonne répartition des richesses en est une autre forme de bien « gouverner le bateau du développement » ; car ; c’est la pierre d’angulaire pour la création de la richesse elle- même ; et donc du travail ;  de l’égalité des chances qui préserverait  la dignité.  Cette dernière  à mon avis ne pourrait point faire l’objet de concessions . Elle ne peut ; par conséquent ; se préserver contre tout préjudice sans la présence d’une protection sociale qui mettrait le citoyen à l’abri du malaise aussi bien corporel que mental . Mettre la question de la dignité au centre de nos illusions caressées dans ce nouveau modèle ; équivaudrait  à la réponse à la question suivante : «  quel citoyen voudrions –nous avoir pour demain ? ». laquelle question affairant à deux autres mécanismes essentiels : l’enseignement et la culture.

 Le premier est un secteur sur lequel se joue une grande partie de l’avenir du Maroc ; ce qui nécessite de rénover les méthodes et les moyens de l’enseignement primaire jusqu’à l’organisation des relations entre les instituts universitaires ; les laboratoires privés et les établissements industriels en passant par les l’orientation des médias d’information. Abdallah Laroui avait déjà rappelé dans l’un de ses livres que : «  la formation d’un ingénieur ou d’un chercheur par exemple ; ne commence pas à l’âge de vingt ans ; mais bien plus tôt… » ; et c’est bien d’avoir pensé récemment à « la sensibilisation de l’élève au projet personnel depuis le primaire » ; mais il faut déployer davantage d’efforts ; surtout au niveau de l’investissement dans les compétences des jeunes ; car lorsque je vois personnellement les réalisations de ces derniers dans un court programme télévisé intitulé شباب المملكة ، النبض المتجدد" ; cela m’étonnerait que l’Etat n’intervienne pas pour qu’ils contribuent à développer la capacité du pays dont ils font l’orgueil ; et que leurs efforts intellectuels et les bienfaits qui en découlent ne se traduisent pas par un développement rentable  au profit du Maroc.  La crise actuelle du secteur est certes poignante ; mais – comme disait l’autre « les drames sont comme des électrodes ; quand ils ne tuent pas ; ils guérissent ; et quand ils n’hébètent pas ; ils réveillent » ; il faut juste que la philosophie du développement soit précédée par la volonté  du changement au sens évident du terme ; pour une meilleur qualité de notre enseignement qui n’est pas «  d’excellent démontré ».  D’ailleurs ; «  le 33ème congrès international pour l’efficacité et l’amélioration de l’école »  tenu récemment à Marrakech ;  a mis encore une fois l’accent sur le rôle de l’enseignement et l’éducation sur la formation des jeunes pour les mettre en capacité d’apporter leur concours actif à la réalisation du développement durable  .  L’ambition des marocains ; donc ; d’avoir un enseignement de qualité  demeure légitime ; puisque notre pays regorge d’académiciens chevronnés ; de chercheurs de renom en matière d’éducation et de pédagogues de haut niveau. Ceci dit ; il n’en reste pas moins vrai que cette école – qui doit être jaugée à l’aune de sa capacité à garantir une bonne éducation – doit aussi remettre en valeur l’un de ses piliers essentiels à savoir « l’enseignant » . Car ; c’est grâce à lui que des millions d’apprenants  ( capital humain que nous cherchons à développer ) ; se font éclore une pensée créative et novatrice  . Hélas ; l’image sacralisante de celui qu’on  prenait jadis pour un prophète ; est aujourd’hui complètement battue en brèche !.

En ce qui concerne la culture ; elle demeure étroitement liée également aux moyens d’informations ; notamment nos programmes télévisés .  Ces derniers ; à notre avis ; doivent être remis en cause ; car au lieu de présenter une matière qui aidera in fine le système d’éducation à former un citoyen soucieux d’exercer ses droits et d’accomplir consciencieusement ses devoirs ; imprégné des valeurs civiques ; attaché à son identité riche et capable de progresser sur le plan personnel et de contribuer à l’essor de la société… ; on remarque que la TV marocaine ne fait ; en majorité ; que gâter la cervelle des petits et des grands par des propositions malsaines qui nous laissent regretter le produit excellent de notre ancien petit écran . Observons et comparons  ces programmes  de deux chaines marocaines entre le passé et le présent :

 

Nous pensons qu’une nouvelle configuration médiatique via notre TV ; bien que la parabole ait apporté des alternatives relatives au choix des chaines télévisées ; devra être mise en place ; afin de favoriser le décollage  vers la formation d’un citoyen  doté d’un sens critique ; d’une créativité stimulée ; et initié aux valeurs civiques et morales  au lieu de se contenter de faibles produits ; parfois dangereux ; qui affaiblissent davantage notre société.     

 

 

3 - conclusion

  En récapitulatif ; nous pensons que  le fait de chercher des propositions près des partis politiques signifierait rebrousser chemin vers l’échec. C’est une consultation qui prête quelque peu à l’absurde au point de chambarder les esprits ; surtout qu’il s’agit –là de plusieurs partis dont le citoyen marocain a perdu toute confiance et crédibilité ; et dont la plupart ressemble aujourd’hui  à des agences saisonnières de distribution de denrées alimentaires ; faisant de la charité ; un nouveau modèle de médiation entre le citoyen et le parti . Pratiques étrangères aux traditions politiques ; et qui proviennent malheureusement  des partis qui  se disent respectueux adoptant ;en plus ; « un projet moderniste » dans leurs statuts fondamentaux ! Nous notons ;ainsi; avec un profond regret ; les mobilisations de groupes dirigés par un parti marocain ; l’été dernier pour distribuer des denrées alimentaires aux citoyens dans quelques régions du Nord et du Haut Atlas par le biais d’une ‘association‘ proche du parti . Un exercice propédeutique aux prochaines élections et un grave déclin qui nuit aux bonnes pratiques de la politique et au vrai rôle d’un parti tel que stipulé par la Constitution du pays !.

Nous avons également insisté sur la lutte contre le Vice et la corruption ; sur la nécessité d’une refonte de notre système éducatif et l’obligation de garantir la coparticipation de tout le monde dans le processus du développement.

Il est d’autres recommandations d’ordre législatif dont il faut faire à notre avis  une appréhension globale :

*Il faut effectivement procéder à la déclaration du patrimoine des hauts responsables et des fonctionnaires supérieurs  de l’Etat التصريح بالممتلكات))

*Il faut interdire les candidats analphabètes ou qui ne disposent pas d’un certificat d’étude ; de se présenter aux élections ; car une telle décision ne pourrait que renforcer le rôle des institutions législatives et exécutives .

*remettre en en cause le sujet « tabou » des autorisations louches ; de pêche dans les hautes mers ; et qui doit faire l’objet d’une concurrence noble et transparente .

*Il ne faut plus tolérer que certaines personnes corrompues et guetteuses passionnées de fin de mois - dont la présence dans un passé récent s’est avérée dommageable pour l’image du Maroc ( Mol karrata  et autres) – se présenter encore aux élections . Car ; c’est un comportement politique qui obère le développement tout en dépourvoyant le processus électoral du pays de toute confiance et de toute crédibilité.

*Il faut aussi réduire les pouvoirs attribués à l’institution du Wali au détriment des prérogatives dont devrait réjouir en principe ; le président du conseil régional : celui-là exerce encore un pouvoir de « censure et de supervision administrative » sur la légitimité des décisions prises par celui-ci. L’analyse détaillée du professeur Abdelaziz Sellami ; après « le débat national sur la Régionalisation Avancée ; tenu à Agadir du 20 au 21 décembre 2019 ; explique bien cette obstruction.

*IL s’avère nécessaire que toutes les régions du Royaume soient sur le même piédestal d’égalité quant au fait de jouir des mêmes privilèges. Les conditions d’existence matérielles sont beaucoup plus cruelles dans les autres régions que dans celles du Sud marocain (comparez les prix des denrées et autres services dans les provinces du Sud et ceux des villes du centre et du nord du pays !). Nous pensons que cette « inégalité » ne  devrait plus exister entre les régions d’un même pays . le Souverain avait déjà signalé dans un discours :

"...فالمغرب الذي نريده، يجب أن يقوم على جهات منسجمة ومتكاملة، تستفيد على قدم المساواة"   

*Enfin ; puisque les nouveaux rôles de la société civile que lui confrère la nouvelle Constitution l’érigent en élément principal dans le renforcement de l’édification démocratique et le processus de développement ; il faut absolument que tous les acteurs concernés  s’occupent sincèrement à renforcer la mission des associations ; à consolider leur place  pour mieux jouer leurs rôles relatifs à la présentation des motions aux autorités publiques et des doléances législatives et adhérer efficacement aux mécanismes de consultation publique locale ; et de la participation citoyenne  en tant que force de proposition active dans le développement. La société civile à ce que nous avons observé durant ces longues années de travail ; est doté au Maroc d’un esprit de créativité et d’innovation extraordinaire. Pascon ; pionnier de la sociologie marocaine ; avait déjà parlé en 1978 du fait que « la greffe des modèles et le manque d’innovation sont parmi les maladies du Maroc… » ; c’est pour ainsi dire aussi ; combien les champs politique ; socio-éducatif ; économique et juridique sont appelés à être un espace focal  de réformes décisives et courageuses. Et nous aimerions saluer enfin ; cette belle initiative royale d’avoir débloqué une somme colossale sans intérêt  du fonds Hassan II au profit des jeunes entrepreneurs ; initiative à bien exploiter pour le bénéfice de la jeunesse marocaine qui ne manque pas d’idées créatrices et innovatrices .        





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